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Georges NACHBAUR et le cinéma
 
 
Georges NACHBAUR et le cinéma
 
   
Georges NACHBAUR (dit Georges Lucien) nait à Nogent-sur-Marne le 18 juin 1884 au 2, rue des Jardins, actuelle rue des Héros Nogentais (1).
Fils de Georges Théodore NACHBAUR, architecte et de Marie Catherine HONNERT son épouse.
Il seconde son père avec efficacité et signe à 25 ans la plupart des immeubles et des villas commandées au cabinet.
Lorsque ce dernier décède le 25 juin 1921 à Nogent-sur-Marne (2), il prend la succession de son père.
A sa suite, il est lauréat à son tour à l'exposition des arts décoratifs de 1925.
 
Source Image : Société Historique NPB - 2002 - T4 N11.

Engagé pour trois ans le 11 mars 1905, soldat de 2e classe, il effectue son service au 21e Régiment d'Infanterie Coloniale, puis au 6e RIC, puis au 23e RIC et rentre dans ses foyers le 20 décembre 1907.
Il est rappelé le 4 août 1914 par l'ordre de mobilisation générale. Affecté au 21e RIC, puis au 13e Régiment d'Artillerie, il est blessé à la jambe par des éclats d'obus et amputé de deux doigts à la main gauche. Muté à l'arrière le 15 mai 1915, il participe à l'édification de l'usine Kuhlmann à Paimboeuf et construit un cinéma en bois.
 

1907 - Nogent-sur-Marne


   
En fait, Georges NACHBAUR s'intéresse au cinéma dès 1907, avec l'inauguration le 31 décembre, au 79 Grande Rue, du cinéma "Gaîté Nogentaise" qui avait remplacé le "Cinéma-Concert".
On le voit sur la gauche, après l'impasse du Nord et la rue du Jeu de l'Arc.
En façade, le rez-de-chaussée était occupé par le magasin "Au planteur de Caïffa". Les spectateurs accédaient par la petite porte à la grande salle derrière la bâtiment.
Source Image : Facebook - Nogent-Le Perreux-Bry : photos d'hier et d'aujourd'hui - Eric Taviot - 20/03/2024.

   
La Gaîté Nogentaise fut elle remplacée par le "Central Palace" lors de l'apparition du cinéma parlant en 1928.
Chère à François Cavanna, la salle a été détruite en 1965/66.
Source Image : Facebook - Nogent-Le Perreux-Bry : photos d'hier et d'aujourd'hui - Eric Taviot - 20/03/2024.

1925 - Le Perreux-sur-Marne


   
En 1925, "le Palais du Parc" est créé par Mottini, Frize et Nachbaur au 37-39 avenue Ledu-Rollin au Perreux.
La salle de 1600 places, possédait un orchestre et un balcon en forme de U, tous deux pourvus de loges latérales.
La scène, qui mesurait 18 mètres par 12, ainsi que sa fosse d'orchestre, étaient utilisées pour des représentations théâtrales ou musicales, régulièrement organisées.
L'établissement a été rénové en 1968, en conservant sa grande salle avec balcon, mais la capacité est ramenée à 1100 places. Il a fermé ses portes au début des années 80. Il a été démoli.
Source Image : blog Ciné-Facades 1925 - Libre de droits.

1928 - Paris XVIIIe


   
Georges NACHBAUR participe en 1928, avec l'aide de Léon Fourneau dit Xanrof(*), à la création du Studio 28, au 10 rue Tholozé, à Paris 18e, l'un des premiers cinémas d'avant-garde.
La salle est inaugurée le 10 février par Jean-Placide Mauclaire. Elle devient le lieu de rencontre des poètes, des peintres et des cinéastes.On y verra Luis Buñuel, dont la projection en 1930 du film "L'âge d'or" suscite une bagarre dans la salle qui est saccagée. Le film est interdit de diffusion, et Mauclaire doit se séparer du cinéma qui est repris en 1932 Par Edouard Gross, spécialisé dans les grandes comédies américaines en V.O.
En 1948, la salle est reprise par les frères Edgar et Georges Roulleau et réaménagée en 1950 avec des lumiraires dessinés par Jean Cocteau, toujours visibles aujourd'hui. Ce dernier devient le parrain de la salle avec Abel Gance.
Modernisé en 1993, Jean-Pierre Jeunet y tourne en 2000 une scène du film Amélie Poulain, le Studio 28 continue sa route en 2026.
 
(*) Parolier de la chanteuse Yvette Guibert.
Source Image : Wikipédia par Tatvam — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

1930 - Pantin


   
En 1911, une salle de projection ouvre ses portes au croisement de l'impasse Pottier et de la rue du Centre (à proximité de la rue Jules-Auffret et de l'avenue Jean-Lolive).
Son propriétaire, Monsieur Conti, fait construire vers 1920 une première salle reconnaissable par sa façade arrondie (Marcel Pradier architecte).
Au début des années 1930, pour satisfaire au besoin de l’arrivée du cinéma parlant et augmenter sa capacité à 1500 places, il décide de la reconstruire et confie le projet à l’architecte Georges Nachbaur.
Le Pêle-Mêle devenu Central Palace, puis Central, n’a pas survécu à la crise des années 1960-1970.
Occupé par un supermarché depuis 1964, le bâtiment a conservé partiellement sa physionomie : large fronton et long mur aveugle.
Source Image : Seine-Saint-Denis

1930 - Paris VIe


   
Georges NACHBAUR participe en 1930 du Studio de Paris, au 11 rue Jules Chaplain Paris 6e.
C'est là qu'eurent lieu devant les plus hautes autorités compétentes, en présence de son ami Charles Vanel qui habitait le Perreux sur l'Ile des Loups, les premiers essais d'une invention dont la France ne sut pas tirer profit et qui allait pourtant révolutionner le monde du cinéma(*).
 
(*) L'Hypergonar, dispositif anamorphoseur inventé par Henri Chrétien en 1926. il sera utilisé par la 20th Century Fox en 1953 et commercialisé sous le nom CinemaScope.
Source Image : Wikipédia par LPLT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

 
   
Le 28 février 1931, Georges Nachbaur donne la salle en sous-location à monsieur Julio Jane.
A cette occasion, la salle est équipée du parlant et propose des oeuvres en V.O. sous-titrées. Elle est rebaptisée "Studio-Parnasse".
 
Repris par le circuit MK2, le cinéma devient le "14 Juillet-Parnasse" le 29 octobre 1976, puis, le 29 avril 1998, il est rebaptisé "MK2 Parnasse".
 
Source Image : Gallica.

1932 - Pantin


   
En 1908, un établissement cinématographique est construit à l'emplacement d'un dépôt de vins, le Casino-Palace.
Situé aux Quatre Chemins à Pantin, Route de Flandre (actuel 80, avenue Jean-Jaurès), c'est le plus ancien de la commune
Lorsque Georges Imbert le rachète en 1932, il confie à l’architecte Georges Nachbaur la direction des travaux qui sont entrepris.
Les deux hommes se côtoient d'ailleurs au sein du Syndicat des Directeurs.
 
En 1947, la cabine de projection est déplacée sur un petit balcon extérieur située en façade (Brasseau architectes ?)
Une reconstruction complète est effectuée vers 1956 par les architectes de la chaine Cinéac : Pierre de Montaut et Adrienne Gorska. La salle, désormais appelée "Carrefour" comporte de 1500 places qui se répartissent entre un orchestre (700 places), un balcon (380 places) et une mezzanine (380 places).
En 1972, UGC rachète le cinéma et le transforme en un complexe de 6 salles (470, 279, 270, 180, 90, 64).
En 1982, le cinéma ferme ses portes et est racheté par la municipalité de Pantin. Il prendra alors le nom de "Espace Cinéma Pantin". La salle est actuellement fermée.
 
Source Image : https://patrimoine.seinesaintdenis.fr/Cinema-Le-Casino-puis-Le-Carrefour-Pantin-puis-Espace-Cinemas-actuellement

1938


   
En 1938, Georges Nachbaur est cité en tant qu'administrateur sur l'annuaire du Syndicat Français des directeurs de théatres cinématographiques.
Il habite au 79,rue des Jardins à Nogent-sur-Marne; Téléphone : Tremblay 00-66. (page 938)
 
Source : Gallica

1942


   
Le Journal Officiel du 17 janvier 1942, informe que Georges Nachbaur est nommé administrateur provisoire de deux cinémas :
- le Courteline, 28, avenue de Saint-Mandé dans le XIIe arrondissement de Paris. Il a fonctionné de 1937 à 1964. Il a été remplacé par un immeuble moderne.
- le Royal Cinéma 165, Grande Rue à Nogent.
 
Source : Retronews

1943


   
Le 21 janvier 1943, Georges Nachbaur et Maxime Brument constituent une société "Les Cinémas de l'Est Parisien" dont le but est l'achat du fonds de commerce de cinéma "Les Nouveautés", sis au 71, avenue Ledru-Rollin au Perreux (à proximité du "Palais du Parc", qui est au 39 de la même avenue).
L'affaire est soumise à l'autorisation des autorités militaires allemandes d'occupation, et l'achat doit en outre être homologué par le Commissariat aux Affaires Juives.
 
Source : Gallica

 
   
Cette création de société a-t-elle un rapport avec la vente du le Royal Palace, 165 Grande rue à Nogent-sur-Marne?
Le journal l'Agence d'Information Cinématographique du samedi 16 Janvier 1943 relate la vente du cinéma par Mesdames Benhaim, Devilleneuve et Macheret, assistées de Mr Nachbaur, ayant agi en qualité d'administrateur provisoire.L'acquéreur est la société Royal Cinéma Palace.
Le journal le Film précise : sous réserve d'homologation par les autorités.
 
Source : Ciné-Ressources

 
   
Le Royal palace, construit en 1920.
L'histoire de cet édifice commence en 1919, quand Albert Klein, marchand de meubles, achète à son frère Bernard un terrain d'une superficie de 583 m² situé à Nogent-sur-Marne au 153 de la grande-rue. Il faudra peu de temps à ce passionné du 7ème art pour monter son projet : construire et exploiter une salle de spectacles cinématographiques.
Grâce aux fonds apportés par la famille Marcelot avec laquelle il s'associe au lendemain de l'acquisition du terrain, la construction du "Nogentais-Palace" commence, dirigée par l'ingénieur-architecte Milon.
 
Source image: 2FI/Nogent 324.

1947


   
Le 2 janvier 1947, Georges Nachbaur est en fuite, inculpé d'intelligence avec l'ennemi.Que s'est-il passé ? .
Est-ce l'achat du Royal Palace à Mme Benhaim ?
Est-ce l'achat du magasin de son épouse, en face du cinéma, au 158 Grande Rue, anciennement magasin de tissus Novochelsky ?
Je ne saurais porter un jugement sur ces rumeurs de spoliations que je n'ai pu vérifier, jusqu'à plus ample informé, la présomption d'innocence prévaut.
Est-ce pour l'effondrement du marché en 1941, construit par son père, et dont il sera mis hors de cause ?
 
De plus, je n'ai pas trouvé trace de condamnation ultérieure le concernant. Si vous avez des informations complémentaires, n'hésitez pas à me les communiquer.
 
Source image: Retronews.

Georges Nachbaur divorce de sa seconde épouse en 1949, et décède à Nice le 02 août 1977.
Il repose au cimetière de Nogent-sur-Marne dans le caveau familial (Div 14-42b).
 
Une partie du texte est extrait de l'article de la Société Historique Nogent-Le-Perreux-Bry (2002 - T4 N11).
D'autres éléments proviennent du blog Ciné-Facades que je remercie vivement.

 
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